PROGRAMME 2023

LA MERCEDES-SAUBER C11 GROUPE C POUR LA PREMIÈRE FOIS À MAGNY-COURS !

S’il est des voitures qui méritent l’appellation de « monstres » ce sont bien les Groupe C : ces voitures mythiques qui ont fait vibrer les circuits des années 1980 au début des années 1990. Car il fut un temps où les règlements ont laissé libre court à des ingénieurs qui se sont transformés en fabricants d’armes de destruction massive… sur circuit !

La Mercedes-Sauber C11 en faisait partie, avec sa livrée argentée, son aileron imposant et sa ligne digne d’un avion de chasse. Grâce au musée Mercedes, nous aurons l’honneur et le grand plaisir de vous présenter l’un des 6 exemplaires existant au monde !

Retrouvez-la au sein de l’exposition consacrée à Jean-Louis Schlesser, invité d’honneur des Classic Days 2023, puisqu’il s’agit des voitures avec lesquelles il remporte son double titre de Champion du monde des voitures de sport en 1989 et 1990. 

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Les débuts de Sauber en endurance

A partir de 1982, Peter Sauber et le motoriste Heini Mader, vont créer les prédécesseures de ces voitures d’exception, en commençant par la C6 à moteur Cosworth, malheureusement sans grand succès sur les circuits. Vient ensuite la C7 à moteur BMW cette fois-ci, qui va s’octroyer une 9ème place aux 24 Heures du Mans, empêchant ainsi Porsche de s’adjuger les 10 premières places du classement général cette année-là.

Pour développer la C8 de la saison 1988, Mercedes-Benz permet à Peter Sauber d’utiliser leur nouvelle soufflerie. Ils sont tellement impressionnés par les résultats qu’ils signent peu après un accord pour un nouveau moteur. Ce contrat marque le retour effectif de Mercedes-Benz en course automobile, que le constructeur avait quitté depuis la tragédie des 24 Heures du Mans en 1955. Ne voulant pas trop attirer l’attention, Mercedes est seulement indiqué comme motoriste dans les premières années de collaboration. Cependant, comme le dit Jean Louis Schlesser : « Comme tous les grands constructeurs ce n’est que le jour où ils gagnent qu’ils disent que c’est eux, mais Mercedes a toujours été très impliqué. »

Le nouveau moteur V8 ainsi développé est installé directement derrière le pilote. En test soufflerie l’effet de sol s’avère très efficient, mais manque de stabilité. La seule C8 engagée aux 24 Heures du Mans 1985 réalise la deuxième meilleure vitesse, mais s’envole dans les Hunaudières lors des essais. Bien que la voiture soit retombée sur ses roues, elle est trop endommagée pour prendre le départ de la course.  
La voiture ne rencontre pas plus de succès en 1985 ni pendant la saison suivante.

Logiquement baptisée C9, le prototype de 1987 est une fois de plus un développement de ses prédécesseures. Si les deux voitures engagées aux 24 Heures du Mans se qualifient 7 et 8ème, elles succombent toutes deux à des ennuis mécaniques pendant la course.

Mercedes aurait pu désespérer, mais au contraire, le constructeur va renforcer son implication en 1988. Et cela paie immédiatement ! Victoire de la Mercedes-Sauber C9 lors des 800 km de Jerez, avec un tour d’avance sur les Jaguar qui dominent les circuits à l’époque.

En 1989, Mercedes poursuit le développement du V8, installé sur le châssis de la C9. L’implication du constructeur est maintenant clairement visible sur les voitures. Elles arborent la couleur argentée, couleur nationale des voitures allemandes en course jusqu’à la fin des années 1960. Elles renouent ainsi avec les victoires historiques de Mercedes, grâce aux voitures que l’on surnommait les « flèches d’argent ».


Et c’est la consécration en 1989 ! Les deux C9 remportent les 24 Heures du Mans !
L’équipe continue sur sa lancée avec 7 victoires sur les 8 courses que compte le Championnat du Monde des Voitures de Sport. Championnat qu’elle remporte évidemment haut la main à la fin de la saison.

Encouragé par ces victoires, Sauber Mercedes développe une nouvelle voiture pour la saison 1990. Le châssis monocoque aluminium est remplacé par de la fibre de carbone, et la plupart des éléments mécaniques proviennent de la C9. Le nom C10 étant trop difficile à prononcer en allemand, la voiture est baptisée C11. Cette année-là, Sauber Mercedes ne participera pas aux 24 Heures du Mans, mais se concentre sur le Championnat du Monde, que l’équipe remporte pour la seconde fois.

Jean-Louis Schlesser parle de cette voiture lors d’une interview en 2011 :

« Je garde surtout un très bon souvenir de la C11, c’est vraiment une voiture qui ne déparierait pas aujourd’hui. On avait du couple incroyable, plus de 1000 ch en qualif’. Je me rappelle quand j’ai fait 250 de moyenne au Mans, avec une vitesse de pointe de 407 km/h. Sans parler des victoires à Suzuka. C’était des voitures très physique à conduire puisque l’on n’avait ni assistance au freinage ni changement de vitesse automatisé. Ce qui était très dur c’étaient les courses de 500 ou 1000 km pendant lesquelles on prenait de nombreux G. […]

Une autre fois, au Nürburgring, on a aussi surpris la concurrence. La course se déroulait sur deux jours et le soir on mettait la voiture aux stands pour la nuit. Or comme il y avait eu un accident avec Hans-Joachim Stuck, j’avais été assez malin pour rouler doucement et économiser de l’essence. Résultat : tout le monde a cru que j’avais ravitaillé et j’ai pu finir et gagner la course avec un minimum d’essence. »
04-Jean-Louis Schlesser au volant de la Sauber Mercedes C11 gagnante au Nurburgring en 1990

 

En 1991, Mercedes développe un nouveau moteur 12 cylindres à plat, pour répondre au nouveau règlement de la FIA, avec la catégorie Sport 3,5.
La C11 est sortie de sa retraite pour les 24 Heures du Mans. Et la course est prometteuse ! 4 équipages engagés, dont la #1 avec Jean-Louis Schlesser, Alain Ferté, et Jochen Mass, et la #31 avec Michael Schumacher, Karl Wendlinger, et Fritz Kreutzpointner.

La #1 mène la danse pendant toute la course, jusqu’au dimanche, 12h54, où la victoire s’envole au profit de la Mazda 787B, pour cause d’ennuis mécaniques. C’est donc la #31 qui offre une 5ème place à la marque, pour la seule et unique participation de Michael Schumacher à l’épreuve mancelle.

A la fin de la saison,Mercedes-Benz et Sauber se retirent des Sport prototypes pour se concentrer sur la Formule 1.

 

 

 

 

 

 

 

 

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