remonter
en haut

Le circuit des 24 Heures

En 1906, l'Automobile Club de l'Ouest lance une course automobile partant du Mans : c'est le premier Grand Prix de France. Il utilise alors le premier circuit de la Sarthe, qui sera ensuite utilisé pour le Grand Prix de l'ACO en 1911 et pour la Coupe de la Sarthe en 1912.

En 1920, le secrétaire général Georges Durand de l'Automobile Club de l'Ouest étudie le projet d'une compétition qui contribuerait à l'évolution du progrès technique et favoriserait l'essor de l'automobile. En 1922, le club annonce la création d'un nouveau type de compétition dans la Sarthe, une épreuve d'endurance.

Pendant l'épreuve, des équipages de deux pilotes par voiture se relaieraient jour et nuit.

La première édition, avec trente-trois équipages, se déroule les 26 et 27 mai 1923 sur un circuit proche de la ville du Mans.

Avec une longueur de 13,626 km, il est l'un des circuits automobiles les plus longs du monde. Sa particularité est l'utilisation pour trois quarts de portions routières ouvertes à la circulation publique pendant le reste de l'année, le circuit n'étant utilisé qu'une dizaine de jours par an (essais, compétition et épreuves classiques spéciales).

 

Les passages les plus célèbres sont les virages du Tertre Rouge, Mulsanne, Indianapolis, Arnage et Porsche, avec la ligne droite des Hunaudières sans oublier la chicane Dunlop et sa passerelle.

Au cours des années, la configuration du circuit a évolué, surtout dans un but de sécurité, une préoccupation essentielle des organisateurs.

En 1966, on a ajouté un circuit permanent plus court, le circuit Bugatti (4,185 km), qui partage les équipements des stands et sa ligne droite, la courbe et la chicane Dunlop comprenant la célèbre passerelle Dunlop.

En 1976, le circuit de Maison Blanche, un circuit école et d'entraînement de 2,9 km, a été créé . La piste emprunte une partie du circuit des 24 Heures, de la sortie des virages Porsche jusqu'à l'entrée des chicanes Ford. En 2015, Porsche y installe un centre d'essai avec accès direct sur la piste.

 

Circuit n° 1 – 17,262 km (1923-1928)

Abandonnant le triangle Le Mans - Saint-Calais - La Ferté-Bernard, emprunté en 1906 par les concurrents du tout premier Grand Prix de l'Automobile Club de France, l'ACO, dessine un nouveau tracé qui pénètre dans la banlieue Sud de la ville jusqu'à la fameuse épingle de Pontlieue. C'est ce circuit qui sera proposé lors de la création des 24 Heures.

Circuit n° 2 – 16,340 km (1929-1931)

Abandonnant le triangle Le Mans - Saint-Calais - La Ferté-Bernard, emprunté en 1906 par les concurrents du tout premier Grand Prix de l'Automobile Club de France, l'ACO, dessine un nouveau tracé qui pénètre dans la banlieue Sud de la ville jusqu'à la fameuse épingle de Pontlieue. C'est ce circuit qui sera proposé lors de la création des 24 Heures.

Circuit n° 3 – 13,492 km (1932-1955)

L'expansion de la banlieue mancelle incite l'ACO à « écorner » encore un peu plus la pointe Nord. L'achat d'un terrain privé allant approximativement du « Welcome » au raccordement avec la route nationale Le Mans - Tours permet la création d'une voie privée, volontairement sinueuse (« S » du tertre), et longue de 1 505 mètres.

Circuit n° 4 – 13,461 km (1956-1967)

À la suite du terrible accident de 1955 (83 tués, dont 82 spectateurs faisant face aux stands) une refonte complète de toute la zone des stands s'impose. Ces aménagements (largeur de la piste, zone de décélération, etc.) entraînent une modification du rayon de la courbe Dunlop et induisent également une très légère réduction de la longueur. De plus, pour ne pas distraire les pilotes au passage devant les stands, la signalisation (panneautage) est installée en sortie du virage de Mulsanne où la vitesse des voitures est la plus lente.

Circuit n° 5 – 13,469 km (1968-1971)

De nouvelles normes de sécurité pour les circuits français ont été fixées par un arrêté interministériel. Conséquence directe, l'ACO, afin d'assurer une meilleure sécurité au niveau des stands, des gradins et des grandes tribunes, aménage l'implantation d'un premier virage ralentisseur, la chicane Ford, située en amont de la zone des stands.

Circuit n° 6 – 13,640 km (1972-1978)

En 1972, la section du virage Porsche est réalisée pour dévier l'ancienne section ultra-rapide et dangereuse de Maison Blanche qui passait entre des bâtiments.

Circuit n° 7 – 13,626 km (1979-1985)

La mise en service de la nouvelle rocade Sud-Est du Mans assurant la liaison entre l'autoroute Paris - Rennes et la route Le Mans - Angers - Nantes oblige l'ACO à modifier le dessin du virage dit du Tertre Rouge. Alors que l'ancien tracé se présentait pratiquement avec un coude à angle droit, le nouveau Tertre Rouge s'apparente plus à une courbe serrée d'un rayon de 50 mètres. On profite de l'occasion pour aménager à l'intérieur du virage une nouvelle zone publique. L'ancienne passerelle est remplacée par un passage souterrain.

Circuit n° 8 – 13,528 km (1986)

Le carrefour routier formé par la RN 138 et le CD 140 (le fameux virage de Mulsanne) constituait un point noir depuis la construction de la ZAC de la Rochère. L'État décide donc d'aménager ce carrefour en giratoire en quatre branches. Cette solution neutralisant le virage de Mulsanne, une nouvelle bretelle, longue de 230 mètres et décalant le virage vers le golf, constitue, pour les besoins de la course, un nouveau tracé.

Circuit n° 9 – 13,535 km (1987-1989)

À la demande de la Fédération internationale de motocyclisme (FIM), en prévision du Grand Prix moto de France, un « ralentisseur » en forme de « S » remplace la « courbe Dunlop ». Cet aménagement permet de diminuer la vitesse à cet endroit d'environ 100 km/h (160 km/h de vitesse de passage au lieu de 260 km/h précédemment). Le nouveau tracé sera emprunté pour les 24 Heures du Mans 1987, comme par toutes les autres épreuves se disputant sur les circuits du Mans. En 1988, on effectue la réfection de la ligne droite des Hunaudières. Les Ponts et Chaussées utilisent le laser pour obtenir une parfaite planéité de la piste, il en résulte une nette amélioration des vitesses de pointe.

Circuit n° 10 – 13,600 km (1990-1996)

En 1990, la ligne droite des Hunaudières, d'une longueur de presque 6 km, est divisée en trois portions par la réalisation de deux chicanes qui ont pour but de limiter la recherche de vitesse maximale par des réductions d'appuis aérodynamiques trop importantes et de limiter par conséquent les différences de vitesse entre concurrents. L'envol de certains véhicules était dû à la géométrie de la piste avec un changement de plan qui pouvait créer un décrochage aérodynamique suivant leurs configurations et réglages aérodynamiques. La bosse a été aplanie pour l'édition 2001.

Dès le mois de juillet 1990, l'ACO procède à une refonte totale des infrastructures, avec la réalisation d'un ensemble « module sportif » et stands de ravitaillements (au nombre de 46+2), plaçant les circuits du Mans au premier plan des réalisations de ce type. Si la longueur du circuit n'est en rien modifiée, la largeur de la ligne de départ est portée à 12 mètres et elle est séparée de la voie des stands, de 15 mètres de large, par un couloir d'une largeur de 3 mètres réservé au panneautage, celui-ci quittant ainsi Mulsanne.

Circuit n° 11 – 13,605 km (1997-2001)

À la suite de travaux de modification du ralentisseur Dunlop, le circuit des « 24 Heures » est prolongé de 5 mètres. Censée être moins rapide qu'auparavant, cette portion aménagée offre surtout de plus grandes zones de dégagement, profitant sur un plan sécurité, tant aux motos qu'aux autos évoluant, le reste de l'année, sur le circuit Bugatti long de 4 305 mètres.

Circuit n° 12 – 13,650 km (2002-2005)

Comme pour le circuit no 9, conformément aux souhaits des fédérations motocyclistes, c'est une modification du tracé du circuit Bugatti, à hauteur du virage de la Chapelle, qui est à l'origine de cette douzième évolution. L'approche du virage de la Chapelle correspondant à une portion commune avec le tracé du circuit de la Sarthe, la ligne droite en descente après le passage sous la passerelle Dunlop et l'entrée des « S » du Tertre Rouge se voient ainsi transformées en un gauche/droite rapide offrant un nouveau champ de vision appréciable pour le public. Ces travaux entraînent la disparition de la chapelle, « monument » qui donna son nom à ce virage et où fut célébrée pendant longtemps la messe du dimanche matin de la course.

Circuit n° 13 – 13,650 km (2006)

Le rayon de la courbe Dunlop est resserré afin d'accroître les dégagements et la vitesse de franchissement de la chicane est freinée par un angle de passage nettement plus prononcé. Cette démarche, à nouveau initiée par la FIM, sensible aux vitesses des motos de Grand Prix supérieures à 300 km/h en haut de la ligne droite des stands, a pour conséquence une refonte totale du tracé.

Circuit n° 14 – 13,629 km (2007-2017)

Nouveau tracé du virage du Tertre Rouge raccourcissant la longueur de 21,60 mètres ; l'angle du virage est désormais plus ouvert, incliné à 3 %, et sa surface de dégagement est doublée à l'extérieur. Le parc concurrents est agrandi et sa surface passe de 6 500 m2 à 11 000 m2.

En 2016, la partie commune avec le circuit est entièrement refaite et le nombre de stands est étendu à soixante.

Circuit n° 15 – 13,626 km (depuis 2018)

Entre septembre et décembre 2017, les virages Porsche font l'objet de travaux de sécurisation, ajoutant notamment une zone de dégagement à la dernière courbe, avant le virage du Karting. Cette dernière est profondément modifiée et la longueur totale du circuit est réduite de trois mètres. En mars 2018, la ligne de départ a été déplacée de 145 mètres avec la mise en place d'un portique qui supporte les feux de départ sur la ligne droite des stands, la ligne d'arrivée reste inchangée.

Records du circuit

Le record absolu du tour le plus court est au crédit de Jackie Oliver avec une Porsche 917 en 1971, sur l'ancien tracé, bien avant la création des chicanes, avec un temps de 3 min 13 s 6 et une moyenne de 250,07 km/h.


Le record homologué de vitesse maximum atteinte sur le circuit est de 405 km/h dans la ligne droite des Hunaudières et appartient à Roger Dorchy sur WM P88 à moteur Peugeot n° 51 lors des 24 Heures du Mans 1988. Le record de vitesse est en réalité un peu plus important mais Peugeot, à des fins de communication, demanda à conserver 405 pour l'associer à la sortie de la Peugeot 405.


Le record du tour en course dans la configuration actuelle du tracé est détenu par le pilote allemand André Lotterer, en 3'17"475, avec l'Audi R18 e-tron quattro no 7 en 2015.


Le tour le plus rapide de toute l'histoire des 24 Heures du Mans est au crédit de Kamui Kobayashi avec Toyota, lors des essais qualificatifs de l'édition 2017, avec un temps de 3'14"791 et une moyenne de 251,882 km/h, tour le plus court depuis l'existence des deux chicanes dans la ligne droite des Hunaudières.


Le record de la distance parcourue est détenu par l'équipage Romain Dumas, Timo Bernhard et Mike Rockenfeller sur Audi R15+ TDi en 2010, avec 5 410,713 km, soit 225,228 km/h de moyenne.

AUTOSUR CLASSICMOTULTOP GARAGEHONDAAMV LEGENDE
LA VIE DE L'AUTOBACHMANNFEDERATION FRANCAISE DE VEHICULES D'EPOQUELESCOTNOSTALGIE